Vendredi 9 mai 2008






Et j'ai rencontré la philosophie par la psychanalyse. Démarche atypique. Je suis comme ça ; je ne suis jamais contenté d'un seul mode de compréhension du monde, et surtout pas celui que tout le monde présente.
Découverte de la phénomènologie et de l'éxistentialisme. Il faut dire que l'on retrouve la question de l'être existentialiste dans beaucoup de domaines, en particulier dans l'art.

Qu'est être ?

De plus en plus je me dis qu'être c'est agir, c'est à dire choisir comment on veut vivre. Les actent nous révèlent à nous même et sont un repère pour les autres. Ils nous placent dans notre histoire.
Vous souvenez vous plus de vos opinions ou des actes qu'elles ont produit ?

Et je suis revenu sur Platon pour voir un peu ce qu'il en pensait de l'être dans le monde. Il subsiste un doute sur la vérité des perceptions du monde. Que dit-il avec l'image de la caverne ? L'être peut rester enfermé dans une perception fausse de la réalité. Bien sûr je comprends que toute la démarche philosophique est de chercher comment sortir de l'erreur mais ce ne me touchait pas.
Douter de sa perception du monde , c'est douter de tout, de soi même et du monde.

Et j'ai lu Epicure ...


par humanbeing publié dans : ... d'une Démarche communauté : papierlibre
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Lundi 31 mars 2008

Et j'ai rencontré , comme beaucoup je pense, Monsieur Arthur Rimbaud avec Ma bohème. J'étais en primaire. Très beau, lunaire, mais j'étais jeune et je n'en comprennais pas le sens.
J'ai retrouvé Rimbaud au lycée. Un vrai choc ! Ses mots, sa précocité, son horreur de la routine et de la grisaille qui mettait en avant les couleurs et les richesses de son imaginaire m'ont capté. Ses mots, oui, m'ont fasciné.





Rimbaud est libre ; sa poésie est libre. Etoile filante, il s'est consumé en incandescence aveuglante. Après lui la poésie n'est plus la même, moi non plus, mais c'est bien plus tard que je m'en suis rendu compte.
En écoutant la parole, les mots des autres m'ont rappelé cette poésie fondamentale. Et j'ai lu pour en savoir plus :

Derrida dit, dans "De la grammatologie', reprennant Saussure, le mot n'est pas la chose, et ainsi, le signifiant n'est pas le signifié. Le signifiant étant l'image acoustique du signifié, le mot, lui, en est l'image visuelle. Ainsi, pour revenir sur le terrain de la psychanalyse, le langage n'est qu'une affaire de re-présentation dans la mesure où le mot représente le signifiant qui représente le signifié qui représente la chose ou l'idée.

Derrida en déduit donc une logique de la différAnce par cette fonction du langage de différer le sens. "la différence inouïe entre l'apparaissant et l'aparaître (entre le "monde" et le "vécu") est la condition de toutes les autres différences, de toutes les autres traces, et elle est déjà une trace"  , nous dit-il. C'est aussi un point de recherche, et de fascination  je crois, pour la psychologie en général de  découvrir d'où provient la pensée, le langage ; la parole en étant le maillon visible et joyeusement ludique.

Et d'ailleurs, étrangement , cela rejoint aussi une de mes préoccupation : la trace est autant le support de la parole que de l'image pour le dessin et  la peinture.





Et, j'ai écrit. j'ai vu que le mot porte, en soi, un univers que l'on peut suivre à la trace. De même, la parole nous engagent beaucoup plus que l'on ne pourrait l'imaginer puisque les mots et le monde communiquent.

Et, je relis Rimbaud. Je néonomyse ; je pars à la trace de nouveaux mondes.

par humanbeing publié dans : ... d'une Démarche communauté : papierlibre
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Mercredi 26 mars 2008





Il y a quelques années encore, je n'avais pas l'impression de la matérialité du monde ; comme s'il était flou, flottant ou évanescent parfois. Je n'étais pas sûr du monde que je percevais. Quand j'ai découvert Descartes qui reprend à son compte cette interrogation platonnicienne fondamentale : peut-on croire nos sens? , ça m'a un peu plus amené à me retirer du réel pour l'imaginaire. Je vivais dans un monde d'ombre où j'étais moi-même l'ombre la plus sombre. 
En abordant la littérature romantique, au lycée, nous avons fait un petit détour par Aurélia, Gérard De Nerval. Je vous en livre les premiers mots (souvent les meilleurs à mon goût) :

"Le rêve est une seconde vie. Je n'ai pu percer sans frémir ces portes d'ivoire ou de corne qui nous séparent du monde invisible. Les premiers instants du sommeil sont l'image de la mort ; un engourdissement nébuleux saisit notre pensée, et nous ne pouvons déterminer l'instant où le moi , sous une autre forme, continue l'oeuvre de l'existence. C'est un souterrain vague qui s'éclaire peu à peu, et où se dégagent de l'ombre et de la nuit les pâles figures gravement immobiles qui habitent le séjour des limbes. Puis le tableau se forme, une clarté nouvelle illumine et fait jouer des apparitions bizarres ; -- le monde des Esprits s'ouvre pour nous."

Tout est là ! Biensûr cette nouvelle est traversée par une perméabilité entre le monde visible et le monde invisible propre au style et à la personnalité de Nerval : un onirisme lumineux et inquiétant. Mais, je me fis cette réflexion, si lui l'a vécu, c'est que je ne suis peut-être pas le seul à douter de la réalité des perceptions et du monde qui m'entoure.

Oui, tout était là pour moi à ce moment là : le rêve, l'invisible, le moi et l'existence, le monde sensible, les mots. Il ne me restait plus qu'à lire, et c'est ce qui arriva, le Horla.

par humanbeing publié dans : ... d'une Démarche communauté : papierlibre
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Samedi 22 mars 2008

Pourquoi écrire ici ? Je devrais plutôt m'occuper de cette porte de placard cassée qui attend quelques points de glue, mais je pense et j'écris ici.
Biensûr j'ai besoin de partager quelque chose de ce que je vis, et de ce que je vois.
J'ai besoin, je cherche une démarche, une attitude, une philosophie finalement qui soutienne mon action mais surtout qui vise un soulagement et peut-être , qui sais ?, le Bonheur.
Idéalisme ou réalisme ? Les petits moments de bonheur éxistent, de façon fugitive souvent, et ils sont pour nous si nous les voyons et que nous en profitons.
Une philosophie pour une éthique. Pas celle que j'ai entendue d'une collègue, celle qui sert de support à la loi sociale, pas celle non plus de la morale, mais celle du désir ! Construire mon éthique, comme beaucoup d'autres l'ont fait avant moi, en toute modestie et pour soutenir mes actes par l'énergie du désir.

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J'ai vu que le monde ne se pliait pas à mon désir.
Mais, que ce passerait-il si c'était le cas ? D'abord je changerais la tendance naturelle de l'Homme à s'entretuer. Je donnerai aux peuples des ressources inépuisables et suffisantes à une vie confortable pour chacun. Oui, j'ai une habitude d'imaginer la même chose pour chacun.
Pourtant, tout ça n'est que matériel et ça n'est pas ce qui fait vivre l'Homme : c'est au contraire le désir de ..., de quelque chose, ... d'autre chose. Et, les désirs de chacun ne sont pas partagés par tous. Je craque pour une fille, elle craque aussi. Mon compte en banque serait toujours largement en positif et j'allierais la santé physique de l'athlète à l'intelligence accomplie de la maturité, l'humour en plus ... La vie m'apporterais une dose régulière d'aventure dans lesquelles je ferais des rencontres étonnantes et riches et je cracherai biensûr pas sur quelques avantages en nature comme compensation des risques. J'aurais des voitures d'avant-garde, puissantes, belles et écologiques. J'aurais une petites maison d'édition qui publierait tout ce qu'il me passe par la tête et qui me fournirait une équipe féminine polyvalente (polycharmante aussi) : dactylo, cuisine, massages, sports, publicité et attachée de presse.
Pour vous mesdemoiselles, on peut inverser les rôles avec un staff masculin.

C'est le pouvoir de l'écriture, celui du "si c'était possible" ...
C'est toujours un pas vers le bonheur, pour le mien en tout cas.

Une éthique commence donc ici, écrire le monde, celui que je vois, celui qui peut m'apprendre à avancer, celui que je peux partager avec vous pour co-écrire le monde, et pour y agir.

par humanbeing publié dans : ... d'une Démarche communauté : papierlibre
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Vendredi 14 mars 2008
Ce matin, je prennais le métro, tanquillement parce que j'étais un peu mal foutu et bizarrement gêné par ma cheville un peu coincé, et la sonnerie retentit, les portes se referment sur moi . Je donne un coup d'épaule, sur la porte pensais-je. Mais un homme, la cinquantaine, s'y était trouvé, à la place de la porte donc, et m'a jetté un drôle de regard entre l'agacement et le stress. 

Je m'excuze. Normal. Et voilà que lui se met à me parler. 
- "non mais vous marchez tellement lentement. 
- Et alors ?
- Mais tellement lentement !
- Je marche à mon rythme.
-Mais , faut regarder quand même.
- Regarder quoi ?
- bin regarder derrière !
- Je regarde devant quand je marche !
- Non mais faut réfléchir !
- Je n'ai pas besoin de réfléchir pour marcher.
- Faut réfléchir quand même !
- A quoi ?
- ...

Oui, ca se passait de commentaires mais j'avais bien envie de lui réfléchir sa propre absurdité.  Comme si j'allais lui tenir la porte parce que Monsieur est en retard pour attraper son métro.
J'avais aussi envie de lui réfléchir son aliénation ; comme si tout le monde devait marcher (courrir) pareil, dans la même foule, dans la même masse anonyme, comme tout le monde.
Et j'avais envie de lui réfléchir son intolérance faite d'une incapacité à comprendre que je ne suis pas comme lui. J'étais pas très bien, en avance et tranquille ... L'intolérence faite d'imbécilité.
par humanbeing publié dans : ... connes communauté : papierlibre
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Samedi 8 mars 2008



C'est votre journée mesdames. 
Vous n'imaginez pas comme je déteste ces journées "de ..." ; obligation à compassion, à pitié, à révolte aussi, mais obligation d'une journée comme une compensation d'un 365ème.
Il y a une nécessité à reconnaitre la place de la femme au côté de l'homme. Rien que de dire ça, je bondis parce  que ça devrait aller de soi. Mais ça n'est pas le cas ; partout dans le monde, de tous temps,  je vois des femmes opprimées, maltraitées, réprimées, des plus anonymes aux plus célèbres. Pourchassées, exilées ou lapidées, les femmes n'ont jamais eu la même place de l'homme. 
Pourtant, on ne peut pas oublier la façon dont la plupart des sociétés se sont structurées : en patriarcat. Il y avait une nécessité de survit dans ce mode d'organisation, ce qui ne justifie pas l'opression. Mais c'était aussi la loi du plus fort qui primait.
Aujourd'hui, la société change et c'est la loi du pouvoir qui domine ; les femmes y ont leur place aussi mais rien n'est jamais donné d'avance. 
Reste à chacun d'accepter l'autre avec respect.

Comme je suis un peu contrariant, je pense aussi à toutes les autres formes d'oppressions, visant les peuples par exemple et sans distinction de sexe, (y'a du monde) et en particulier aux hommes des amazones ...    




par humanbeing publié dans : ... du moment communauté : papierlibre
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Vendredi 7 mars 2008
Droite, gauche, milieu, bleu, rouge ou vert, le choix est sacrément dur. 

Je serai plus pour les verts, question de conviction ancienne, mais ma ville à déjà du mal à se loger et à manger, alors question de triage sélectif et d'énergie propre ... "Faudrait-déjà en avoir", pourraient dire certains .

Quel avenir imaginer pour ma ville ?
C'est que moi, trentenaire lavé dans le bain du soixante-huitisme et pétri d'existentialisme, élevé dans l'aura magique de l'an 2000 et de la mondialisation des réseaux informatiques, harcelé par le consumérisme ambiant et les publicités des petits bonheurs individuels, j'ai du mal à l'envisager l'avenir communal, du coup ...

Faudrait savoir ce qu'ils nous veulent , les autres, à nous demander tout en n'importe quoi ...
par humanbeing publié dans : ... politiques communauté : Témoins vivants
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Dimanche 2 mars 2008
Je regarde les infos et je vois comment les seconds couteaux prennent position : Nicolas Sarkosy junior prend place dans l'ombre du fauteuil de son père, Dimitri Medvedev joue aux chaise musicales avec Poutine et le patron d' EADS remporte le marché américain grâce, dit-il au journal de tf1 samedi matin, à l'athmosphère des relations France/Etats-Unis plus détendues depuis quelques mois , et Madame Carla Bruni prend ses quartiers à l'Elysée tout en allant faire, un peu partout dans le monde, des choses avec son homme. Ah, j'oubliais, c'est aussi une occaz inespérée pour un petit concert privé : pas bête la guêpe ...
...
Bisarrement je n'arrive pas à me détacher de l'idée que c'est surtout une histoire de gros sousous...

...

Et après avoir dit tout ça, faudra quand même que fasse les courses en négociant au meilleur prix.
par humanbeing publié dans : ... politiques communauté : Témoins vivants
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Dimanche 2 mars 2008
… Mais plus !
 
Pourquoi créer une communauté.
 
http://www.over-blog.com/com-1034705912/Temoins_vivants.html
 
Tous les blogs, tous les sites intimistes et les journaux intimes sont autant, pour moi, de témoignages du monde, un kaléidoscope des vies de chacun dans des milieux différents mais qui sont en prise avec ce même désir profond de mettre en commun leur vision, leur vécu, leur monde.
C'est ce que je nous propose, à vous et à moi, d'associer nos voies, nos regards et nos expériences singulières pour voir comment toutes ces petites parcelles de couleurs nous peignent le monde.
 
Les anthropologues téméraires se lancent-ils sur le net pour y entendre ce qu’il s’y dit du monde ? Si ce n’est pas le cas, cette communauté, dans son partage, leur servira peut-être un jour de réservoir à monographies voire à polygraphies de l’existant.
 
Que sommes nous si nous ne pensons pas au futur ?
Qui sommes nous si nous ne laissons pas des fossiles pour nos petits enfants ?
 
par humanbeing publié dans : ... d'une Démarche communauté : Témoins vivants
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Vendredi 29 février 2008
Démarche. Premier pas :
 
L’écrivain, dans son art, à deux possibilités principales : créer une œuvre totalement inédite de fiction, une œuvre personnelle qui fasse exister son monde, ou partir du monde tel qu’il est dans toute sa concrétude, sa matérialité la plus triviale et le décrire. 
Ayant navigué un peu sur ses deux opposés, j’ai eu envie d’y trouver un intermédiaire, une attitude qui soit dans le monde, pour le monde mais qui évite l’écueil de l’hyperréalisme et de la fiction, une forme plus souple et aussi plus riche : un témoignage.
 
Le témoignage ne vise pas la réalité de la condition humaine ; il ne vise ni à décrire ni à raconter, tout juste à dire en toute subjectivité l’existant, à parler lettre, à écrire l’être.
 
Aussi, je me témoigne. Je dis ma chance d’être vivant parmi les vivants, ici sur ce petit bout de toile immatérielle, en région parisienne, France, Europe, Monde globalisé de 2008 et en plus d’y être trentenaire…
 
par humanbeing publié dans : ... d'une Démarche communauté : Témoins vivants
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